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"Le four Plâtre", huile de Théodore Géricault (1791-1824, France)

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Impression Sur Toile Théodore Géricault , Impression Sur Toile Théodore Géricault
'Le four Plâtre', huile de Théodore Géricault (1791-1824, France)
Reproduction Théodore Géricault , Reproduction Théodore Géricault



 
Impression sur toile   Reproduction
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Théodore Géricault est né le 26 septembre 1791 à Rouen et est mort le 26 janvier 1824 à Paris, à la suite d'une chute de cheval. Incarnation de l’artiste romantique, sa vie courte et tourmentée a donné naissance à de nombreux mythes.

 

Biographie

Géricault naît dans une famille aisée de Paris, originaire de la Manche, à St Cyr du Bailleul où un lieu-dit éponyme "l'hotel Géricault" existe toujours. Il y reviendra régulièrement pendant de nombreuses années, notamment chez ses cousins à Saint-Georges-de-Rouelley, près de St Cyr. C'est là qu'il decouvrira le milieu équestre, future source d'inspiration et qu'il y peindra sa première oeuvre connue : son autoportrait. De nombreux tableaux du peintre sont restées dans cette famille. Mais une majorité d'entre eux ont été détruits lors des bombardements de 1944. Géricault y a fait également le portrait de son oncle bas-normand, le conventionnel Siméon Bonnesoeur-Bourginière (Musée de Minneapolis), et de son cousin Félix Bonnesoeur-Bourginière.

Le père du peintre, Georges, magistrat et riche propriétaire terrien, tiendra une manufacture de tabac. Sa mère, Louise Caruel, descend d'une riche famille normande. Le peintre ne connaîtra en ce sens pas de problèmes d'argent et n'aura pas besoin de vendre ses œuvres pour vivre, excepté à la fin de sa vie, à la suite de mauvais placements. Ceci explique la liberté que l'on trouve dans ses tableaux. Vers 1796, la famille Géricault s'installe à Paris où Théodore fait ses études au Lycée Impérial (aujourd'hui Lycée Louis-le-Grand), comme Eugène Delacroix après lui.

Géricault étudie dans l'atelier du peintre Carle Vernet, spécialiste de scènes de chasse. Il y fait la connaissance de son fils, Horace Vernet. Il étudiera ensuite avec Pierre-Narcisse Guérin avant de s’inscrire, le 5 février 1811, à l’École des Beaux-Arts de Paris. En 1814, Géricault s'éprend d'Alexandrine Caruel, la jeune épouse de Jean-Baptiste Caruel de Saint-Martin, son oncle maternel. De cette liaison, qui durera plusieurs années et qui s'avèrera désastreuse pour l'artiste, naquit un fils, Hippolyte Georges.

Ayant échoué au concours du grand prix de Rome, Géricault décide, en 1816, de partir pour l’Italie à ses propres frais. Il est durablement impressionné par les peintres de la Renaissance italienne, en particulier Michel-Ange, ainsi que par le maître flamand Pierre Paul Rubens, par le mouvement qu'il donne à ses œuvres. Parmi ses contemporains, il porte une admiration particulière pour le Baron Gros.

Dès le début de sa carrière, Géricault témoigne de qualités qui le distinguent nettement des peintres néoclassiques de l’école de David : il choisit en effet de privilégier les thèmes de la vie quotidienne, qu’il porte au rang de hauts faits héroïques. Chantre du désespoir et de la souffrance humaine, il devient rapidement le chef de file des peintres romantiques.

Sa première œuvre, Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant (1812), est une image de la victoire (on est à l'époque où Napoléon n'a pas encore vécu la défaite). Deux ans plus tard, dans un Salon organisé par Louis XVIII, Géricault expose sa deuxième œuvre à côté de la première: Cuirassier blessé (1814, musée du Louvre). En un contraste frappant avec la première, celle-ci représente un officier sur une pente avec son cheval, s'éloignant de la bataille. Son regard, "tourné vers la tuerie" qu'il vient de quitter, traduit le désarroi, la défaite. Dramatiques et monumentaux, ces deux portraits équestres, déjà empreints du talent grandiose de l'artiste, suscitent un certain intérêt lors du Salon de 1814, dans un Paris occupé par les Alliés.

 
Le Radeau de la Méduse (1817-1818)En 1819, un nouveau Salon s'ouvre au Louvre. Géricault veut réaliser une œuvre immense, spectaculaire. Cherchant son inspiration dans les journaux, il y découvre l'"affaire de la Méduse", catastrophe maritime peu glorieuse que la monarchie restaurée avait tenté d'étouffer. Le fait divers que le peintre expose sur sa toile est celui du naufrage d'une frégate, la Méduse, le 2 juillet 1816, au large des côtes du Sénégal. Ce bâtiment de la marine royale, avec près de 400 membres d'équipage à son bord, avait pour commandant Hughes Duroy de Chaumareys, officier incompétent, révoqué sous l'empire, mais nommé dans ses fonctions à la Restauration.

Alerté par son équipage de l'imminence d'un danger, le commandant refuse d'y prêter attention et c'est le drame: le navire coule corps et biens. Les officiers et hauts fonctionnaires ont tôt fait de s'emparer des six canots de sauvetage, abandonnant navire et naufragés au mépris du code d'honneur de la Marine. Les 150 autres membres de l'équipage s'entasseront dans des conditions pitoyables sur un radeau de 20m sur 10m, construit à la hâte au moyen de rondins de bois. Celui-ci devait être tiré par les canots de sauvetage, mais la corde fut "mystérieusement" coupée. Un orage éclate, et ce naufrage se transforme en une odyssée de plus en plus atroce où se succèdent scènes de meurtres, suicide, folie et cannibalisme. Le moment culminant choisi par Géricault dans cette dérive qui durera treize jours, est celui où les naufragés voient au loin le navire qui vient les sauver, le brick Argus. Géricault peint cet instant intensément dramatique, "entre salut et perdition", où les hommes encore valides se lèvent tant bien que mal pour faire signe au navire qui point, à peine visible, à l'horizon.

Le peintre a trouvé son inspiration, il veut émouvoir le public. Soucieux d'ancrer son œuvre dans la réalité, il prend connaissance du récit de deux survivants: Alexandre Corréard, l'ingénieur géographe de la Méduse, et Henri Savigny, le chirurgien du bord. Il fera construire une maquette grandeur nature du bateau dans son atelier et demandera aux sept rescapés du naufrage de venir poser pour lui. Il ira même jusqu'à exposer dans son atelier des restes humains. Grâce à l'entremise d'un ami médecin à l'hôpital de Beaujon, proche de son atelier, Géricault pourra obtenir des bras et pieds amputés, afin de les étudier. De même, il dessinera plusieurs fois une tête décapitée, obtenue à Bicêtre, où se trouvait une institution qui était tout à la fois hospice, prison et asile d'aliénés. Selon Charles Clément, son biographe, une puanteur étouffante régnait parfois dans son atelier de la rue du Faubourg-du-Roule. Géricault travaillera avec acharnement, pendant une année entière, à une œuvre de cinq mètres sur sept qui est, selon l'expression de Michel Schneider, "une leçon d'architecture autant qu'une leçon d'anatomie".

[Biography - Théodore Géricault - 10Ko]
Théodore Géricault (26 September 1791 - 26 January 1824) was a profoundly influential French artist, painter and lithographer, known for The Raft of the Medusa and other paintings. Although he died young, he became one of the pioneers of the Romantic movement. Early life The Charging Chasseur, 1812.Born in Rouen, France, Géricault was educated in t...
[Biography - Théodore Géricault - 4Ko]
Theodore Gericault was a 19th century French painter who helped pioneer the way for the Romantic style. When Gericault was studying as an art student in Paris the major artist movement of the time was Neoclassicism. However, Gericault did not favor this new movement with its classical roots and structural form. Instead, he preferred the works of su...
[Page - Théodore Géricault - 4Ko]

 

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"Le four Plâtre", huile de Théodore Géricault (1791-1824, France)
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