Documents n° 3, 1998 de Boris Zaborov (1935-2021) Boris Zaborov | WahooArt.com

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"Documents n° 3"





Boris Zaborov est un artiste français, peintre, sculpteur, graveur et scénographe, né le 16 octobre 1935 à Minsk dans la famille du peintre Avraam Zaborov (1911, Liozno, région de Vitebsk — 1987 Israël). Sa mère, née Esfir Rappoport, est née en Pologne. Ils ont eu quatre enfants. Deux d'entre eux, Génia et Vitia, sont morts très jeunes. Le frère cadet de Boris Zaborov, Mikhaïl Zaborov (né en 1938) est philosophe, historien d'art et critique d'art. Le premier jour de la guerre, Avraam Zaborov aida sa femme et leurs trois enfants en bas âge à quitter Minsk en feu et s’engagea. Il fit la guerre jusqu’au bout. Les parents d'Esfir ainsi que son frère et ses sœurs ne purent pas quitter Minsk et périrent dans le ghetto. En 1946, la famille revint dans la ville détruite.
Boris Zaborov a acquis les bases de son savoir-faire dans l’atelier de son père. En 1949, à quinze ans, il entre à l'École d’art de Minsk. Son maître, Sergueï Katkov, joue alors un grand rôle dans sa formation. En 1954, à la sortie de cette école, Boris Zaborov part pour Léningrad où il est accepté à l’École moyenne d'art dépendant de l'Institut Répine. 1955-1957 Académie des Beaux-Arts (Institut de peinture, sculpture et architecture Répine à Léningrad). 1957-1961 Académie des Beaux-Arts (Institut d'art Sourikov à Moscou). Classe du professeur Mikhaïl Ivanovitch Kourilko. En 1961, Boris Zaborov soutient son diplôme de fin d’études sous la direction du professeur Pavel Petrovitch Sokolov-Skalia. Les deux écoles en question étaient les institutions artistiques supérieures les plus prestigieuses en Union soviétique.
À la fin de ses études, Boris Zaborov revint à Minsk. Mais il ne pouvait ni ne voulait se rallier au courant officiel. Comme beaucoup de ses confrères, il trouve alors refuge dans le domaine du livre. Il est admis à l'Union des artistes de l'URSS, ce qui lui assure un certain statut social. Boris Zaborov est largement reconnu en tant qu'artiste du livre, dans son pays comme à l'étranger. Les plus grandes maisons d’édition de la capitale font appel à sa collaboration. Durant de nombreuses années, il réalise et illustre des dizaines de livres, aussi bien d’auteurs russes que de grands classiques étrangers.
Très conscient du fait qu'un illustrateur est toujours secondaire par rapport au texte de l’auteur, Boris Zaborov, artiste au grand potentiel créateur, cherche par ailleurs d'autres moyens de s'affirmer. À cette période se rattachent ses nombreuses gravures ainsi que des travaux pour le théâtre.
Le climat ambiant en Russie, la stagnation du régime de Brejnev et l’insatisfaction de l'artiste en termes de création l’amènent à la décision de quitter l'Union soviétique. En fin d’année 1980 Boris Zaborov émigre avec sa famille et s'installe à Paris, se consacrant exclusivement à la peinture.
À Paris, la peinture de Boris Zaborov retient l'attention de la galerie Claude Bernard, l'une des plus grandes galeries parisiennes. C'est là qu'a lieu, en 1983, la première exposition personnelle de l'artiste. À cette occasion, il se lie d’amitié avec les célèbres collectionneurs anglais Liza et Robert Sainsbury.
« Après la première exposition dans la galerie Claude Bernard, Zaborov est tout naturellement entré dans la vie artistique parisienne... <…> On a remarqué son langage artistique très personnel. Ses tableaux sont habités par des personnages divers. Les uns auraient pu vivre à l’époque de Vélasquez, d’autres quelque part en Europe de l’Est, les troisièmes dans le Pétersbourg ou le Paris d’antan. En peinture, chaque situation donnée suppose une lente empathie. Alors le spectateur ressentira la poésie et la magie du monde de cette peinture. »
— Vassili Rakitine, critique d’art
« … Simplicité des thèmes. Richesse des images traitées avec sobriété. Originalité discrète des techniques et matériaux utilisés. Boris Zaborov prépare les voies de l’avant-gardisme de demain parce qu’il n’est ni classique ni d’avant-garde. Il est ailleurs … »
— Monographie. Camille Stanque. Éditions Enrico Navarra, 1990
En 1983, Boris Zaborov reçoit le Prix de la ville de Darmstadt (Allemagne), décerné chaque année à un artiste européen. Ses clauses comportent une exposition personnelle dans un musée de la ville et l'édition d'un catalogue. L'exposition a lieu en 1985 au musée Mathildenhöhe. Ce fut la première exposition de Boris Zaborov dans un musée occidental.
« Avec sa peinture qui ressemble à des photographies, qui elles-mêmes ressemblent à la peinture, Zaborov crée des lieux de représentation qui s’interpénètrent et dont la profondeur n’est pas rendue par l’illusion mais par la réflexion. Dans une atmosphère où règne un silence évident, les formes humaines qui surgissent deviennent éloquentes : sans parler elles relatent les certitudes et les doutes de la vie. Finalement, tout ce qui n’était qu’apparence devient limpidité en raison de la vérité qui se cachait derrière elle. »

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